Qu’est-ce que le RGPD ? Un guide complet pour vous mettre en conformité

 

Que signifie le sigle RGPD ?

Le sigle RGPD désigne le Règlement général sur la protection des données (le Règlement (UE) 2016/679), qui décrit les principes à respecter pour traiter les données personnelles en toute légalité (y compris les recueillir, les utiliser, les protéger ou interagir avec elles de façon générale).

L’objectif du RGPD est de renforcer la protection des données pour toutes les personnes dont les données personnelles relèvent de son champ d’application, afin de leur redonner le contrôle de leurs données personnelles.

Que comprennent exactement les « donnĂ©es personnelles Â» ?

Dans le cadre du RGPD, les données personnelles désignent toutes les données qui se rapportent à une personne vivante identifiée ou identifiable. Ces données incluent donc des informations qui, lorsqu’elles sont recueillies ensemble, peuvent permettre d’identifier une personne.

Elles incluent même des données pseudonymisées ou chiffrées, dans la mesure où la pseudonymisation ou le chiffrement est réversible. Cela signifie que, pour être en conformité avec les obligations en matière de protection des données prévues par le RGPD, les clés de déchiffrement et les données pseudonymisées doivent être conservées séparément.

Les données personnelles incluent par exemple les données élémentaires relatives à l’identité d’une personne (comme son nom), les données de santé, les données génétiques et biométriques, les données Web telles que les adresses IP et les adresses e-mail personnelles, ou encore les données relatives aux opinions politiques et à l’orientation sexuelle.

Les données personnelles n’incluent pas les numéros d’immatriculation des sociétés, les adresses e-mail génériques des sociétés telles que info@societe.com et les données anonymisées.

Définitions de termes particuliers utilisés ci-après
  • Le terme « utilisateur Â» dĂ©signe ici une personne physique (Ă©galement appelĂ©e la personne concernĂ©e) dont les donnĂ©es personnelles sont traitĂ©es par un responsable du traitement ou un sous-traitant.
  • Le terme « responsable du traitement Â» dĂ©signe toute personne physique ou morale qui participe Ă  la dĂ©finition des objectifs et des moyens du traitement des donnĂ©es Ă  caractère personnel.
  • Le terme « sous-traitant Â» dĂ©signe toute personne physique ou morale qui participe au traitement des donnĂ©es Ă  caractère personnel pour le compte du responsable du traitement.

Par exemple, sur Internet, une société peut recueillir des informations sur les utilisateurs par le biais de son site Web et les conserver à l’aide d’un service cloud tiers. Dans ce scénario, la société est le responsable du traitement et l’organisation qui met à disposition le service cloud est le sous-traitant.

Situations dans lesquelles le RGPD s’applique

Le RGPD s’applique lorsque :

  • une entitĂ© est Ă©tablie dans l’UE (y compris lorsque le traitement a lieu hors de l’UE) ;
  • une entitĂ© Ă©tablie hors de l’UE propose des biens ou des services (y compris Ă  titre gratuit) Ă  des personnes physiques qui se trouvent dans l’UE. Cette entitĂ© peut ĂŞtre une agence gouvernementale, une entreprise privĂ©e ou publique, une personne physique ou une organisation Ă  but non lucratif ; ou lorsque
  • une entitĂ© Ă©tablie hors de l’UE effectue un suivi du comportement de personnes physiques qui se trouvent dans l’UE, dans la mesure oĂą ce suivi porte sur leur comportement au sein de l’UE.

Le RGPD s’applique donc Ă  toutes les sociĂ©tĂ©s ou presque, ce qui signifie qu’il est susceptible de s’appliquer Ă  votre organisation mĂŞme lorsque celle-ci n’est pas Ă©tablie dans l’UE. D’après un sondage rĂ©alisĂ© par PwC, le RGPD est d’ailleurs l’une des principales prioritĂ©s en matière de protection des donnĂ©es pour 92 % des sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines interrogĂ©es.

On pense souvent à tort que les mesures de protection prévues par le RGPD couvrent seulement les utilisateurs qui se trouvent dans l’UE, alors que ces mesures couvrent également les utilisateurs qui se trouvent hors de l’UE lorsque le responsable du traitement est établi dans l’UE. Si vous êtes un responsable du traitement établi dans l’UE, vous devez donc appliquer les mesures prévues par le RGPD, par défaut, à TOUS vos utilisateurs.

Le RGPD est entrĂ© pleinement en vigueur le 25 mai 2018.

Situations dans lesquelles le RGPD ne s’applique pas

Le champ d’application matĂ©riel et territorial du RGPD est Ă©noncĂ© aux articles 2 et 3 du RGPD. Pour dĂ©terminer si une activitĂ© de traitement particulière Ă©chappe Ă  son champ d’application, nous devons prendre en compte deux aspects.

Champ d’application matériel

Le RGPD s’applique au traitement des donnĂ©es Ă  caractère personnel. Par consĂ©quent, il ne s’applique pas aux donnĂ©es sur les sociĂ©tĂ©s, telles que le nom et l’adresse d’une sociĂ©tĂ©. Soyez tout de mĂŞme prudent, car une sociĂ©tĂ© emploie habituellement des « personnes physiques Â». Les donnĂ©es qui se rapportent Ă  ces personnes sont considĂ©rĂ©es comme des donnĂ©es Ă  caractère « personnel Â», qu’elles soient traitĂ©es dans le cadre d’une relation entre une entreprise et un consommateur (B2C) ou entre deux entreprises (B2B).

Par ailleurs, les donnĂ©es personnelles sont exclues du champ d’application du RGPD lorsqu’elles sont traitĂ©es :

  • par des États membres dans le cadre de la politique Ă©trangère et de sĂ©curitĂ© commune de l’UE ;
  • par les autoritĂ©s compĂ©tentes Ă  des fins de prĂ©vention et de dĂ©tection des infractions pĂ©nales, d’enquĂŞtes et de poursuites en la matière ou d’exĂ©cution de sanctions pĂ©nales, y compris la protection contre des menaces pour la sĂ©curitĂ© publique et la prĂ©vention de telles menaces ;
  • par les institutions, organes et organismes de l’UE ;
  • par une personne physique dans le cadre d’une activitĂ© strictement personnelle ou domestique.

En pratique, la seule exception pertinente est la dernière. Par exemple, si vous recueillez les données personnelles de vos amis pour alimenter votre répertoire téléphonique personnel, vous n’êtes pas tenu de respecter le RGPD.

Champ d’application territorial

Nous avons déjà mentionné les conditions d’application du RGPD du point de vue territorial, qui s’ajoutent aux autres conditions exposées ci-dessus.

Pour qu’une activitĂ© de traitement ne soit pas concernĂ©e par le RGPD, elle doit donc remplir toutes les conditions suivantes :

  • le responsable du traitement (ou le sous-traitant) n’est pas Ă©tabli dans l’UE. Gardez toujours Ă  l’esprit que le responsable du traitement (ou le sous-traitant) peut Ă©galement ĂŞtre une succursale Ă©tablie dans l’UE d’une sociĂ©tĂ© non Ă©tablie dans l’UE. Dans ce cas, le RGPD s’applique pleinement, mĂŞme lorsque la succursale n’est pas dotĂ©e de la personnalitĂ© juridique ;
  • le traitement ne se rapporte pas Ă  une offre de biens ou de services (y compris Ă  titre gratuit) Ă  des utilisateurs qui se trouvent dans l’UE ou au suivi de leur comportement au sein de l’UE ;
  • le responsable du traitement n’est pas Ă©tabli dans un endroit situĂ© hors de l’UE oĂą le droit de l’UE s’applique en raison du droit public international.

Examinons quelques exemples pratiques :

  1. Une sociĂ©tĂ© Ă©tablie aux États-Unis, « A Â», vend des biens Ă  des consommateurs de l’UE (→ le RGPD s’applique) et engage une sociĂ©tĂ© Ă©tablie aux États-Unis, « B Â», pour rĂ©aliser des activitĂ©s d’analyse de marchĂ© et de statistiques. La sociĂ©tĂ© B est-elle tenue de se conformer au RGPD, bien qu’elle ne soit pas Ă©tablie dans l’UE et qu’elle ne vende pas de biens ou de services Ă  des consommateurs de l’UE ? La rĂ©ponse est probablement oui, si les activitĂ©s d’analyse de marchĂ© et de statistiques nĂ©cessitent un « suivi du comportement Â» des consommateurs qui se trouvent dans l’UE.
  2. Les employĂ©s du Consulat italien de New York doivent-ils se conformer au RGPD ? Oui, car le RGPD leur est applicable en vertu du « droit public international Â».
  3. Une sociĂ©tĂ© Ă©tablie en Chine qui vend des biens sur un site Web dont les textes sont Ă©crits exclusivement en chinois doit-elle se conformer au RGPD parce qu’il est possible, en pratique, que certaines personnes chinoises qui se trouvent dans l’UE passent commande sur son site Web ? Notre rĂ©ponse serait en principe non, exceptĂ© lorsqu’il peut ĂŞtre prouvĂ© que la sociĂ©tĂ© fait affaires avec des consommateurs qui se trouvent dans l’UE ou qu’elle s’adresse spĂ©cifiquement Ă  eux (par exemple, en les informant que la « livraison dans l’UE Â» ou le « paiement depuis un compte bancaire europĂ©en Â» est possible).

Base juridique du traitement des données

En vertu du RGPD, le traitement des données n’est autorisé que lorsqu’il a au moins une base juridique.

Les bases juridiques sont les suivantes :

  • L’utilisateur a consenti au traitement de ses donnĂ©es Ă  caractère personnel pour une ou plusieurs finalitĂ©s spĂ©cifiques.
  • Le traitement des donnĂ©es est nĂ©cessaire Ă  l’exĂ©cution d’un contrat conclu avec l’utilisateur ou Ă  l’exĂ©cution de mesures prĂ©contractuelles (demandĂ©es par l’utilisateur).
  • Le traitement est nĂ©cessaire au respect d’une obligation lĂ©gale Ă  laquelle le responsable du traitement est soumis.
  • Le traitement est nĂ©cessaire Ă  la sauvegarde des intĂ©rĂŞts vitaux de l’utilisateur ou d’autrui.
  • Le traitement est nĂ©cessaire Ă  l’exĂ©cution d’une mission d’intĂ©rĂŞt public ou relève de l’exercice de l’autoritĂ© publique dont est investi le responsable du traitement.
  • Le traitement est nĂ©cessaire aux intĂ©rĂŞts lĂ©gitimes du responsable du traitement ou d’un tiers, exceptĂ© lorsque prĂ©valent les intĂ©rĂŞts ou les libertĂ©s et droits de l’utilisateur, notamment lorsqu’il s’agit d’un enfant.

Les organisations doivent obtenir le consentement vérifiable des utilisateurs.

En ce qui concerne le consentement des enfants, les organisations doivent obtenir le consentement vérifiable d’un parent ou tuteur, excepté lorsque le service proposé est un service de prévention ou de conseil. Les organisations doivent prendre des mesures raisonnables (compte tenu des moyens technologiques disponibles) pour vérifier que la personne qui donne son consentement est bien titulaire de la responsabilité parentale à l’égard de l’enfant.

De façon générale, pour obtenir un consentement à un traitement des données, les organisations ne doivent pas utiliser de termes trop compliqués ou indéchiffrables. Elles doivent donc éviter le jargon (y compris juridique) lorsqu’il n’est pas nécessaire. Cela signifie que les conditions générales et les politiques de confidentialité doivent être énoncées clairement (consultez la nôtre ici), en utilisant un langage et des clauses compréhensibles, pour permettre aux utilisateurs d’être pleinement conscients de ce à quoi ils consentent et des conséquences de leur consentement.

Le RGPD interdit spécifiquement les cases pré-cochées

Les organisations doivent faire preuve de transparence en ce qui concerne les finalitĂ©s de la collecte de donnĂ©es et le consentement doit ĂŞtre « explicite et donnĂ© librement Â». Cela signifie que le mĂ©canisme d’obtention du consentement doit ĂŞtre dĂ©nuĂ© d’ambiguĂŻtĂ© et impliquer un acte volontaire et clair. En particulier, le RGPD interdit l’usage de cases prĂ©-cochĂ©es et de mĂ©canismes similaires, qui sont activĂ©s par dĂ©faut et que l’utilisateur doit dĂ©sactiver s’il ne souhaite pas donner son consentement. Le RGPD accorde Ă©galement Ă  l’utilisateur le droit de retirer son consentement ; il doit donc ĂŞtre aussi facile pour l’utilisateur de retirer son consentement que de le donner.

Le RGPD accorde une haute importance au consentement, c’est pourquoi il est obligatoire d’en tenir un registre clair et d’être en mesure de prouver que l’utilisateur a donnĂ© son consentement. En cas de problème, la charge de la preuve revient au responsable du traitement ; il est donc essentiel de tenir un registre prĂ©cis.

Le registre devrait inclure, pour chaque utilisateur :

  • la personne qui a donnĂ© le consentement ;
  • le moment oĂą l’utilisateur a donnĂ© son consentement et la façon dont celui-ci a Ă©tĂ© obtenu ;
  • le formulaire de collecte du consentement qui lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  ce moment-lĂ  ;
  • les conditions et les documents juridiques qui Ă©taient en vigueur Ă  ce moment-lĂ .

Voici quelques mauvais et bons exemples en matière de tenue du registre des consentements :

Tenue de registre non conforme Tenue de registre conforme
Tenir une simple feuille de calcul contenant les noms des clients et indiquant s’ils ont ou non donné leur consentement S’assurer de conserver un exemplaire du formulaire daté et signé par le client qui montre quel acte il a effectué pour donner son consentement à un traitement particulier.
Conserver simplement la date et l’heure d’obtention du consentement ainsi que l’adresse IP depuis laquelle il a été donné, avec un lien Web vers votre formulaire actuel de capture de données et votre politique de confidentialité. Conserver des registres exhaustifs qui incluent l’identifiant utilisateur et les données soumises ainsi que l’horodatage. Conserver également un exemplaire de la version du formulaire de capture de données et tout autre document pertinent utilisé à cette date.

Bien qu’il soit obligatoire de tenir son registre à jour, cela peut représenter un défi sur le plan technique. Notre solution de gestion du consentement Consent Database simplifie ce processus. Grâce à elle, vous pouvez facilement consulter, gérer et exporter les consentements enregistrés. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Une dernière prĂ©cision : le consentement n’est pas la seule base juridique sur laquelle une organisation peut traiter les donnĂ©es utilisateur. Dans certains cas, les sociĂ©tĂ©s peuvent s’appuyer sur d’autres bases juridiques (prĂ©vues par le RGPD) pour effectuer une activitĂ© de traitement de donnĂ©es. (Toutefois, il est prĂ©fĂ©rable de consulter un avocat pour vous aider Ă  dĂ©terminer si une autre base juridique est susceptible de s’appliquer Ă  votre traitement.) Cela dit, il y a toujours des activitĂ©s de traitement de donnĂ©es pour lesquelles le consentement est la seule option, la meilleure ou la plus sĂ»re.

Une autre loi de l’UE qui mérite d’être mentionnée ici est la Directive ePrivacy (également appelée la Loi cookies). Cette loi s’applique toujours et n’a pas été abrogée par le RGPD. À l’avenir, la Directive ePrivacy sera remplacée par le Règlement ePrivacy, qui s’appliquera en plus du RGPD ; le futur règlement devrait perpétuer les mêmes valeurs que la directive.

La Loi cookies exige d’obtenir le consentement éclairé d’un utilisateur avant de déposer des cookies sur son appareil et de le suivre à la trace.

La Loi cookies exige d’obtenir le consentement éclairé d’un utilisateur avant de déposer des cookies sur son appareil et de le suivre à la trace. Pour en savoir plus sur la Loi cookies, cliquez ici.

đź’ˇ Pour en savoir plus sur les règles de l’UE en matière de consentement aux cookies qui s’appliquent dans chaque pays, consultez notre Aide-mĂ©moire sur le consentement aux cookies.

Droits des utilisateurs

Le droit à l’information

Les organisations doivent fournir aux utilisateurs des informations sur les activités de traitement de données qu’ils effectuent. Ces informations doivent être fournies au moment de la collecte des données personnelles, généralement par le biais d’une politique ou déclaration de confidentialité. Ces informations doivent être concises, transparentes, compréhensibles, faciles d’accès, écrites dans un langage clair et simple (en particulier si elles s’adressent à un enfant) et mises à disposition gratuitement.

Lorsque les donnĂ©es sont recueillies directement auprès de l’utilisateur auquel elles se rapportent, les informations sur la confidentialitĂ© doivent ĂŞtre fournies Ă  l’utilisateur au moment de la collecte des donnĂ©es. Toutefois, si les donnĂ©es personnelles sont recueillies auprès d’une autre source que l’utilisateur auquel elles se rapportent, les informations sur la confidentialitĂ© doivent ĂŞtre fournies Ă  l’utilisateur dans un « dĂ©lai raisonnable Â» après la collecte des donnĂ©es. En gĂ©nĂ©ral, cette pĂ©riode ne doit pas dĂ©passer un mois ; si vous utilisez les donnĂ©es pour communiquer avec l’utilisateur, vous devez lui fournir ces informations au plus tard lors de votre première prise de contact.

Le droit d’accès

Les utilisateurs disposent d’un droit d’accès à leurs données personnelles et à des informations sur la façon dont elles sont traitées. Si l’utilisateur le demande, le responsable du traitement doit fournir un aperçu des catégories de données qui sont traitées, un exemplaire des données dont il dispose et des informations détaillées sur le traitement. Ces informations détaillées doivent inclure la finalité du traitement, la façon dont les données ont été obtenues et les tiers avec lesquels elles ont été partagées.

L’organisation doit par ailleurs fournir gratuitement Ă  l’auteur de la demande un exemplaire de ses donnĂ©es personnelles. (Pour tout exemplaire supplĂ©mentaire, elle peut lui facturer des frais raisonnables.) Les donnĂ©es demandĂ©es doivent ĂŞtre fournies Ă  l’utilisateur dans les meilleurs dĂ©lais et au plus tard un mois après la rĂ©ception de la demande ; le nombre de jours exact dont dispose l’organisation pour honorer une demande dĂ©pend du mois au cours duquel la demande a Ă©tĂ© effectuĂ©e.

Le droit d’accès est étroitement lié au droit à la portabilité des données, mais ces deux droits sont différents. Il est donc important de distinguer clairement ces deux droits dans votre politique de confidentialité.

Le droit de rectification

Les utilisateurs disposent d’un droit de rectification de leurs données personnelles inexactes ou incomplètes. Ce droit implique également que la rectification doit être signalée à tout destinataire tiers qui participe au traitement des données concernées, excepté lorsque cela est impossible ou présente une difficulté disproportionnée. Si l’utilisateur le demande, l’organisation doit également lui fournir des informations sur ces destinataires tiers.

Le délai de réponse à une demande peut être prolongé de deux mois lorsque la demande est complexe ou lorsque l’utilisateur a effectué de nombreuses demandes. Une réponse expliquant pourquoi cette prolongation est nécessaire doit être apportée à l’utilisateur au plus tard un mois après la réception de sa demande. Les demandes doivent être honorées dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après la réception de la demande.

Dans la plupart des cas, les organisations doivent honorer une demande de rectification sans facturer de frais. Toutefois, lorsqu’une demande se rĂ©vèle « manifestement infondĂ©e ou excessive Â», il est possible de demander des « frais raisonnables Â» pour accĂ©der Ă  la demande ou de refuser de la traiter. Dans ces deux scĂ©narios, la dĂ©cision doit avoir une justification lĂ©gitime. En cas de refus d’une demande, l’utilisateur doit ĂŞtre informĂ© du refus (et de la justification) dans les meilleurs dĂ©lais et au plus tard un mois après la rĂ©ception de la demande.

Le droit d’opposition

En vertu du RGPD, les utilisateurs disposent d’un droit d’opposition à certaines activités de traitement de leurs données à caractère personnel effectuées par le responsable du traitement. En résumé, l’utilisateur peut s’opposer au traitement de ses données lorsque ce traitement repose sur l’intérêt légitime du responsable du traitement, l’exécution d’une mission d’intérêt public, l’exercice de l’autorité publique, une finalité de recherche scientifique ou historique, ou encore une finalité de statistiques. L’utilisateur doit justifier son opposition, excepté lorsque le traitement est effectué à des fins de marketing direct, auquel cas aucune justification n’est nécessaire à l’exercice de ce droit.

En cas d’opposition par un utilisateur au traitement de ses données à caractère personnel et en l’absence de motif de refus, l’activité de traitement doit cesser. Bien que les activités (y compris le stockage) relatives au traitement auquel s’oppose l’utilisateur doivent cesser, l’effacement n’est pas toujours pertinent lorsque les données sont traitées à d’autres fins (y compris l’exécution d’une obligation légale ou contractuelle) qui nécessitent que les données soient conservées.

Les demandes doivent être honorées dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après la réception de la demande. Le délai de réponse à une demande peut être prolongé de deux mois lorsque la demande est complexe ou lorsque l’utilisateur a effectué de nombreuses demandes. Une réponse expliquant pourquoi cette prolongation est nécessaire doit être apportée à l’utilisateur au plus tard un mois après la réception de sa demande.

Dans la plupart des cas, les organisations doivent honorer une demande d’exercice du droit d’opposition (en l’absence de motif de refus) sans facturer de frais. Toutefois, lorsqu’une demande se rĂ©vèle « manifestement infondĂ©e ou excessive Â», il est possible de demander des « frais raisonnables Â» pour accĂ©der Ă  la demande ou de refuser de la traiter. Dans ces deux scĂ©narios, la dĂ©cision doit avoir une justification lĂ©gitime. En cas de refus d’une demande, l’utilisateur doit ĂŞtre informĂ© du refus (et de la justification) dans les meilleurs dĂ©lais et au plus tard un mois après la rĂ©ception de la demande.

Le droit à la portabilité des données

Les utilisateurs disposent du droit d’obtenir leurs donnĂ©es personnelles (dans un format lisible par machine) afin de les transmettre d’un responsable du traitement Ă  un autre, sans que le premier y fasse obstacle. Ce droit s’applique Ă  la fois aux donnĂ©es « fournies Â» et aux donnĂ©es « observĂ©es Â». Ce droit s’applique seulement aux donnĂ©es personnelles ; par consĂ©quent, il ne s’applique pas aux donnĂ©es rĂ©ellement anonymes (soit aux donnĂ©es qui ne permettent pas de remonter jusqu’à l’utilisateur).

Les demandes doivent être honorées dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après la réception de la demande. Le délai de réponse à une demande peut être prolongé de deux mois lorsque la demande est complexe ou lorsque l’utilisateur a effectué de nombreuses demandes. Une réponse expliquant pourquoi cette prolongation est nécessaire doit être apportée à l’utilisateur au plus tard un mois après la réception de sa demande.

Dans la plupart des cas, les organisations doivent honorer une demande sans facturer de frais. Toutefois, lorsqu’une demande se rĂ©vèle « manifestement infondĂ©e ou excessive Â», il est possible de demander des « frais raisonnables Â» pour accĂ©der Ă  la demande ou de refuser de la traiter. Dans ces deux scĂ©narios, la dĂ©cision doit avoir une justification lĂ©gitime. En cas de refus d’une demande, l’utilisateur doit ĂŞtre informĂ© du refus (et de la justification) dans les meilleurs dĂ©lais et au plus tard un mois après la rĂ©ception de la demande.

Le droit à l’effacement

Lorsque les données ne sont plus nécessaires à la finalité originelle du traitement pour lequel elles ont été recueillies, lorsque les utilisateurs ont retiré leur consentement au traitement ou lorsque les données personnelles ont fait l’objet d’un traitement illicite, les utilisateurs ont le droit de demander l’effacement de leurs données et la cessation de la diffusion de leurs données. Les demandes doivent être honorées dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après la réception de la demande.

Le délai de réponse à une demande peut être prolongé de deux mois lorsque la demande est complexe ou lorsque l’utilisateur a effectué de nombreuses demandes. Une réponse expliquant pourquoi cette prolongation est nécessaire doit être apportée à l’utilisateur au plus tard un mois après la réception de sa demande.

L’exercice du droit Ă  l’effacement peut ĂŞtre refusĂ© lorsque les donnĂ©es personnelles sont :

  • traitĂ©es Ă  des fins d’archivage dans l’intĂ©rĂŞt public (par exemple, Ă  des fins de recherche scientifique) ;
  • nĂ©cessaires Ă  des fins de dĂ©fense juridique ;
  • nĂ©cessaires Ă  la conformitĂ© avec une obligation lĂ©gale ;
  • nĂ©cessaires Ă  l’exĂ©cution d’une mission d’intĂ©rĂŞt public ;
  • traitĂ©es dans l’exercice de l’autoritĂ© publique dont est investi le responsable du traitement ;
  • nĂ©cessaires Ă  l’exercice du droit Ă  la libertĂ© d’expression ;
  • traitĂ©es Ă  des fins de santĂ© dans l’intĂ©rĂŞt public.

Le droit Ă  la limitation du traitement

Un utilisateur a le droit de demander la limitation du traitement de ses donnĂ©es Ă  caractère personnel lorsque :

  • il a contestĂ© l’exactitude de ses donnĂ©es ;
  • il s’est opposĂ© au traitement et l’organisation Ă©tudie sa demande pour dĂ©terminer si elle a un motif lĂ©gitime qui prĂ©vaut sur le droit d’opposition ;
  • le traitement est illicite, mais l’utilisateur en demande la limitation et non l’effacement ;
  • les donnĂ©es ne sont plus nĂ©cessaires, mais l’utilisateur en a besoin pour la constatation, l’exercice ou la dĂ©fense de droits en justice.

La limitation doit être signalée à tout destinataire tiers qui participe au traitement des données concernées, excepté lorsque cela est impossible ou présente une difficulté disproportionnée. Si l’utilisateur le demande, l’organisation doit également lui fournir des informations sur ces destinataires tiers.

Les demandes doivent être honorées dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après la réception de la demande. Le délai de réponse à une demande peut être prolongé de deux mois lorsque la demande est complexe ou lorsque l’utilisateur a effectué de nombreuses demandes. Une réponse expliquant pourquoi cette prolongation est nécessaire doit être apportée à l’utilisateur au plus tard un mois après la réception de sa demande.

Dans la plupart des cas, les organisations doivent honorer une demande sans facturer de frais. Toutefois, lorsqu’une demande se rĂ©vèle « manifestement infondĂ©e ou excessive Â», il est possible de demander des « frais raisonnables Â» pour accĂ©der Ă  la demande ou de refuser de la traiter. Dans ces deux scĂ©narios, la dĂ©cision doit avoir une justification lĂ©gitime. En cas de refus d’une demande, l’utilisateur doit ĂŞtre informĂ© du refus (et de la justification) dans les meilleurs dĂ©lais et au plus tard un mois après la rĂ©ception de la demande.

Les droits relatifs à la prise de décision individuelle automatisée et au profilage

Un utilisateur a le droit de ne pas faire l’objet d’une décision fondée sur un traitement automatisé ou un profilage, lorsque cette décision produit des effets juridiques le concernant ou d’autres effets significatifs qui l’affectent de façon similaire.

Les organisations ne peuvent avoir recours à une prise de décision individuelle automatisée que lorsqu’elle est nécessaire à l’exécution d’un contrat, lorsque le droit de l’État membre de l’UE applicable au responsable du traitement l’y autorise, lorsque la décision ne produit aucun effet juridique ni aucun autre effet significatif qui affecte l’utilisateur de façon similaire, ou lorsque l’utilisateur y a explicitement consenti. Pour prendre des décisions individuelles automatisées fondées sur des données de catégories particulières, vous devez obtenir le consentement explicite de l’utilisateur, excepté lorsque le traitement est nécessaire pour des motifs d’intérêt public important.

Transferts de données transfrontaliers

Le RGPD n’autorise les transferts de donnĂ©es des rĂ©sidents de l’UE hors de l’Espace Ă©conomique europĂ©en (EEE) que lorsqu’ils sont conformes aux conditions prĂ©vues. Ces conditions prĂ©voient que la rĂ©gion ou le pays vers lequel les donnĂ©es sont transfĂ©rĂ©es doit assurer un niveau « adĂ©quat Â» de protection des donnĂ©es personnelles au regard des normes de l’UE. Dans le cas contraire, les transferts peuvent ĂŞtre autorisĂ©s Ă  condition d’utiliser des clauses contractuelles types (SCC) ou des règles d’entreprise contraignantes (BCR).

Le RGPD n’autorise les transferts de données des résidents de l’UE hors de l’Espace économique européen (EEE) que lorsqu’ils sont conformes aux conditions prévues

Dans le cas des transferts de données vers les États-Unis, l’obtention du consentement éclairé de l’utilisateur est indispensable. (Ce consentement doit être fondé sur des informations suffisamment précises, y compris sur l’insuffisance de la protection des données dans le pays tiers.)

Protection des données dès la conception et par défaut

La protection des donnĂ©es doit ĂŞtre intĂ©grĂ©e dès le dĂ©but de la conception et du dĂ©veloppement des processus et des infrastructures de l’entreprise. Cela signifie que les paramètres en matière de protection de la vie privĂ©e doivent ĂŞtre « Ă©levĂ©s Â» par dĂ©faut et que des mesures doivent ĂŞtre mises en Ĺ“uvre pour garantir que le cycle de vie du traitement des donnĂ©es soit conforme aux exigences du RGPD.

Notification de violation

Le responsable du traitement doit notifier toute violation de donnĂ©es Ă  l’autoritĂ© de contrĂ´le 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance. Lorsque le traitement est effectuĂ© par un sous-traitant pour le compte du responsable du traitement, le sous-traitant doit notifier la violation de donnĂ©es au responsable du traitement immĂ©diatement après en avoir pris connaissance. En vertu de cette règle, les utilisateurs doivent Ă©galement ĂŞtre informĂ©s de la violation de donnĂ©es (dans le mĂŞme dĂ©lai de 72 heures), exceptĂ© lorsque les donnĂ©es qui ont fait l’objet de la violation sont protĂ©gĂ©es par chiffrement (et donc incomprĂ©hensibles pour l’auteur de la violation) ou, de façon gĂ©nĂ©rale, lorsqu’il est peu probable que la violation engendre un risque pour les droits et libertĂ©s des utilisateurs. Dans tous les cas, le responsable du traitement doit tenir un registre des violations qui se sont produites afin d’être en mesure de prouver Ă  l’autoritĂ© de contrĂ´le sa conformitĂ© avec ces règles.

Les délégués à la protection des données

Le Délégué à la protection des données (DPO) est une personne possédant des connaissances spécialisées de la législation en matière de protection des données dont le rôle consiste notamment à aider le responsable du traitement ou le sous-traitant à vérifier le respect du RGPD au niveau interne et à superviser la stratégie et la mise en œuvre de la protection des données. Le DPO doit aussi disposer de compétences en matière de gestion des processus informatiques, de sécurité des données et d’autres sujets essentiels relatifs au traitement des données à caractère personnel, et notamment des données sensibles.

Le RGPD exige spĂ©cifiquement la dĂ©signation d’un DPO lorsque :

  • l’organisation effectue un suivi rĂ©gulier et systĂ©matique Ă  grande Ă©chelle des utilisateurs ;
  • le traitement est effectuĂ© par une autoritĂ© publique (Ă  l’exception des juridictions ou des autoritĂ©s judiciaires indĂ©pendantes) ; ou
  • l’organisation effectue des opĂ©rations complexes Ă  partir des donnĂ©es utilisateur (en particulier, des donnĂ©es utilisateur sensibles).

La désignation du DPO ne dépend donc pas seulement du nombre d’employés, mais aussi de la nature de l’activité de traitement des données. Si votre organisation ne relève pas de ces catégories, la désignation d’un DPO n’est pas obligatoire.

Tenue du registre des activités de traitement

Le RGPD exige du responsable du traitement et du sous-traitant qu’ils tiennent un registre Ă  jour, « complet et approfondi Â» des activitĂ©s de traitement des donnĂ©es qu’ils effectuent.

Un registre complet et approfondi des activitĂ©s de traitement est explicitement exigĂ© lorsque les activitĂ©s de traitement des donnĂ©es :

  • ne sont pas occasionnelles ;
  • pourraient engendrer un risque pour les droits et libertĂ©s des utilisateurs ;
  • impliquent le traitement de « catĂ©gories particulières de donnĂ©es Â» ; ou
  • sont effectuĂ©es par une organisation de plus de 250 employĂ©s.

Cette obligation s’applique donc à tous les responsables du traitement et sous-traitants ou presque.

Le registre des activités de traitement doit se présenter sous une forme écrite. Bien que les formats papier et électronique soient tous deux acceptables pour la tenue du registre, la meilleure pratique consiste à employer des méthodes électroniques pour simplifier les modifications.

Le registre du responsable du traitement doit inclure :

  • le nom et les coordonnĂ©es du responsable du traitement et, le cas Ă©chĂ©ant, de son reprĂ©sentant et son DPO ;
  • la finalitĂ© des activitĂ©s de traitement ;
  • la description des diverses catĂ©gories d’utilisateurs et de donnĂ©es ;
  • les catĂ©gories de destinataires de donnĂ©es, y compris les destinataires Ă©tablis dans des pays tiers (non membres de l’UE) et les organisations internationales ;
  • les transferts de donnĂ©es personnelles vers un pays tiers ou Ă  une organisation internationale, y compris l’identification de ce pays ou de cette organisation ainsi que les documents attestant des garanties appropriĂ©es (le cas Ă©chĂ©ant) ;
  • les dĂ©lais prĂ©vus pour l’effacement des diverses catĂ©gories de donnĂ©es (dans la mesure du possible) ;
  • une description gĂ©nĂ©rale des mesures de sĂ©curitĂ© techniques et organisationnelles (dans la mesure du possible).

Le registre du sous-traitant doit inclure :

  • le nom et les coordonnĂ©es du responsable du traitement et du sous-traitant qui agit pour son compte et, le cas Ă©chĂ©ant, le reprĂ©sentant et le DPO du sous-traitant ou du responsable du traitement ;
  • les catĂ©gories de traitements effectuĂ©s pour le compte de chaque responsable du traitement ;
  • les transferts de donnĂ©es personnelles vers un pays tiers ou Ă  une organisation internationale, y compris l’identification de ce pays ou de cette organisation ainsi que les documents attestant des garanties appropriĂ©es (le cas Ă©chĂ©ant) ;
  • les dĂ©lais prĂ©vus pour l’effacement des diverses catĂ©gories de donnĂ©es (dans la mesure du possible) ;
  • une description gĂ©nĂ©rale des mesures de sĂ©curitĂ© techniques et organisationnelles (dans la mesure du possible).
Mise en garde

MĂŞme lorsque vos activitĂ©s de traitement ne relèvent pas des situations dĂ©crites ci-dessus, votre devoir d’information envers les utilisateurs (qui rĂ©sulte des articles 13 et 14 du RGPD) vous oblige Ă  tenir un registre Ă©lĂ©mentaire qui indique les donnĂ©es que vous recueillez, la finalitĂ© de la collecte, l’ensemble des parties impliquĂ©es dans le traitement et la pĂ©riode de conservation des donnĂ©es. Cette obligation s’applique Ă  tous.

Vous pourriez trouver utile d’effectuer des audits informationnels réguliers pour déterminer de quelles données dispose votre organisation. En plus de vous aider à satisfaire vos obligations de tenue de registre, cette pratique vous facilite l’examen et l’optimisation de vos procédures de traitement des données.

Notre Registre des activités de traitement des données est également très utile à cet égard, car elle simplifie GRANDEMENT le processus technique associé à la création et la tenue à jour de votre registre des activités de traitement. Pour en savoir plus sur l’aide qu’elle peut vous apporter, cliquez ici ou consultez directement la vidéo et le guide de configuration en cliquant ici.

Analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD)

L’analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) est un processus employé pour aider une organisation à se conformer au RGPD et pour garantir qu’elle mette en pratique le principe de responsabilité et le principe de protection de la vie privée dès la conception et par défaut. Le processus d’AIPD doit être enregistré par écrit. Bien que la publication de l’AIPD ne soit pas une exigence légale générale prévue par le RGPD, il est suggéré au responsable du traitement d’envisager de publier tout ou partie de son AIPD en signe de transparence et de responsabilité, notamment dans les cas où des membres du public sont affectés (par exemple, lorsqu’une autorité publique effectue une AIPD).

Une AIPD efficace est utile pour satisfaire l’exigence de « protection de la vie privĂ©e dès la conception Â», car elle permet aux organisations de repĂ©rer et de corriger les problèmes Ă  un stade prĂ©coce et, ainsi, de limiter Ă  la fois les risques pour la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es des utilisateurs et les risques d’amende, de sanction et d’atteinte Ă  la rĂ©putation auxquels ces problèmes pourraient exposer l’organisation. L’AIPD n’est obligatoire que dans les cas oĂą l’activitĂ© de traitement des donnĂ©es est susceptible d’engendrer un risque Ă©levĂ© pour les utilisateurs (notamment lors de l’introduction d’une nouvelle technologie de traitement).

Toutefois, lorsque vous ne savez pas avec certitude si votre activitĂ© de traitement peut ĂŞtre qualifiĂ©e d’activitĂ© Ă  « risque Ă©levĂ© Â», il est recommandĂ© d’effectuer tout de mĂŞme une AIPD, car cet outil peut ĂŞtre utile pour vous assurer de respecter la loi.

Les activitĂ©s de traitement des donnĂ©es Ă  « risque Ă©levĂ© Â» incluent :

  • le traitement Ă  grande Ă©chelle de donnĂ©es sensibles ;
  • la surveillance systĂ©matique d’une zone accessible au public (p.ex. Ă  l’aide d’un système de vidĂ©osurveillance) ;
  • les situations dans lesquelles des Ă©valuations automatisĂ©es approfondies des donnĂ©es personnelles sont effectuĂ©es en vue d’influencer la prise de dĂ©cisions qui peuvent affecter la vie de l’utilisateur de façon significative.

Les AIPD peuvent également être exigées dans d’autres circonstances (sur la base d’une évaluation au cas par cas), et notamment lorsque le traitement porte sur des données qui concernent des personnes vulnérables (p.ex. des enfants ou des personnes âgées), lorsqu’il implique un transfert de données hors de l’UE ou lorsque les données sont utilisées à des fins de profilage (p.ex. des cotes de solvabilité). Pour en savoir plus sur les critères, cliquez ici [PDF].

L’AIPD devrait inclure :

  • une description complète des donnĂ©es traitĂ©es ;
  • la finalitĂ© de l’activitĂ© de traitement (et, si applicable, des informations sur les intĂ©rĂŞts lĂ©gitimes du responsable du traitement) ;
  • une Ă©valuation de la portĂ©e et de la nĂ©cessitĂ© de l’activitĂ© de traitement au regard de la finalitĂ© ;
  • une Ă©valuation des risques que l’activitĂ© prĂ©sente pour les utilisateurs ;
  • les mesures mises en place pour faire face Ă  ces risques.

Conséquences en cas de violation

Les consĂ©quences lĂ©gales en cas de violation du RGPD peuvent inclure des amendes pouvant s’élever jusqu’à 20 millions d’euros (20 M â‚¬) ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial (le montant le plus Ă©levĂ© Ă©tant retenu). Toutefois, les autres sanctions potentielles pouvant ĂŞtre prises Ă  l’encontre des organisations qui se rĂ©vèlent en situation de violation sont tout aussi inquiĂ©tantes. Ces sanctions incluent le rappel Ă  l’ordre officiel (pour les organisations qui n’en sont qu’à leur première violation), les audits pĂ©riodiques sur la protection des donnĂ©es ainsi que les dommages et intĂ©rĂŞts en rĂ©paration.

Les consĂ©quences lĂ©gales en cas de violation du RGPD peuvent inclure des amendes pouvant s’élever jusqu’à 20 millions d’euros (20 M â‚¬) ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial

Le RGPD accorde explicitement aux utilisateurs le droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle lorsqu’ils estiment qu’un traitement de leurs données à caractère personnel a été réalisé en violation du RGPD. Ainsi, lorsqu’un cas de violation du RGPD lui est signalé, l’autorité de contrôle peut choisir de réaliser un audit des opérations de traitement des données de l’organisation concernée. Si cet audit révèle qu’une activité de traitement a été réalisée de façon illicite, l’organisation peut se voir non seulement imposer une amende, mais aussi interdire de poursuivre l’utilisation des données visées par le signalement et des autres données obtenues par les mêmes moyens. Cela signifie que si l’utilisation inappropriée portait sur la collecte d’adresses e-mail, l’organisation risque de se voir interdire d’utiliser l’intégralité de la liste d’adresses e-mail concernée.

Le RGPD accorde également aux utilisateurs le droit à la réparation de tout préjudice résultant d’une violation du RGPD par une organisation, ce qui leur permet d’introduire une action en justice à l’encontre de l’auteur d’une violation.

En quoi iubenda peut vous aider

Pour vous mettre en conformitĂ©, l’une des premières Ă©tapes consiste logiquement Ă  vous assurer que vos documents soient conformes. Chez iubenda, nous adoptons une approche complète de la conformitĂ© avec le droit des donnĂ©es. Nous concevons nos solutions en tenant compte des règlements les plus stricts et mettons Ă  votre disposition de nombreuses options de personnalisation de vos documents. De cette façon, nous vous aidons Ă  respecter vos obligations lĂ©gales, Ă  protĂ©ger vos clients – en instaurant un climat de confiance et en renforçant votre crĂ©dibilitĂ© – et, ainsi, Ă  rĂ©duire le risque de litige.

Voici ce dont vous avez besoin pour dĂ©buter votre mise en conformitĂ© complète :

Politique de confidentialité

Ce document juridique doit indiquer de quelle façon votre site Web ou application recueille, traite, conserve, partage et protège les données utilisateur, quelles sont les finalités de ces traitements, et de quels droits disposent les utilisateurs à cet égard.

Grâce à notre Générateur de Politique de Confidentialité et de Cookies, vous pouvez créer une politique de confidentialité précise et visuellement agréable, conçue avec soin par un avocat, qui s’intègre de façon harmonieuse à votre site Web ou application. Il vous suffit de cliquer sur un bouton pour ajouter l’une des nombreuses clauses pré-existantes ou d’utiliser le formulaire intégré pour rédiger vos propres clauses personnalisées.

La politique de confidentialité présente également une option qui vous permet d’inclure une politique relative aux cookies. (Celle-ci est nécessaire lorsque votre site Web ou application utilise des cookies.) Ces politiques peuvent être personnalisées selon vos besoins et sont mises à jour à distance par une équipe juridique internationale.

 

Pour plus d’informations sur les politiques de confidentialité, cliquez ici.

Privacy Controls and Cookie Solution

L’utilisation des cookies implique à la fois de traiter des données utilisateur et d’installer des fichiers sur l’appareil des utilisateurs. Il s’agit donc d’un sujet de préoccupation majeur en matière de droits des utilisateurs à la protection de leurs données. C’est pourquoi il est essentiel que votre site Web ou application soit conforme à la directive ePrivacy de l’UE (la Loi cookies). Pour répondre à ce besoin, nous avons créé notre solution complète de gestion des cookies Privacy Controls and Cookie Solution qui simplifie la mise en conformité avec les dispositions de la Loi cookies de l’UE. Il s’agit d’une solution de politique relative aux cookies et de gestion du consentement aux cookies (avec un bandeau cookies) facile à utiliser, rapide et qui ne demande pas d’investissement important.

Pour plus d’informations sur Privacy Controls and Cookie Solution, cliquez ici.

De nombreuses autorités de protection des données à travers l’UE ont renforcé leurs exigences et aligné leurs règles en matière de cookies et traqueurs sur les exigences du RGPD. Plus précisément, vous devez enregistrer les préférences de vos utilisateurs et en conserver la preuve.

Le Registre des Préférences Cookies et Consentements est désormais disponible dans la Privacy Controls and Cookie Solution. Cliquez ici pour plus d’informations sur la façon de l’activer dans Privacy Controls and Cookie Solution.

Registre des activités de traitement des données (gestion de la confidentialité au niveau interne)

En pratique, la satisfaction des exigences du RGPD peut reprĂ©senter un dĂ©fi technique. Cela est d’autant plus vrai en matière de gestion de la protection de la vie privĂ©e au niveau interne. Pour ĂŞtre conforme, vous devez ĂŞtre en mesure de suivre et de dĂ©crire :

  • les donnĂ©es que vous recueillez ;
  • les finalitĂ©s de leur collecte ;
  • la base juridique de leur traitement ;
  • la politique de conservation des donnĂ©es appliquĂ©e pour chaque activitĂ© de traitement ;
  • les parties impliquĂ©es (au sein de votre organisation et en dehors) ;
  • les mesures de sĂ©curitĂ© ;
  • les transferts de donnĂ©es hors de l’UE, le cas Ă©chĂ©ant ; et
  • toute autre information connexe qui s’applique dans l’ensemble de votre sociĂ©tĂ©, y compris aux donnĂ©es des employĂ©s.

Notre solution vous simplifie l’enregistrement et la gestion de toutes les activitĂ©s de traitement de donnĂ©es effectuĂ©es au sein de votre organisation pour vous permettre de vous conformer facilement aux exigences du RGPD et de satisfaire vos obligations lĂ©gales. Elle vous permet Ă©galement de crĂ©er un registre des activitĂ©s de traitement : ajoutez des activitĂ©s de traitement en choisissant parmi plus de 1700 options prĂ©dĂ©finies, divisez-les par domaines (des subdivisions au sein desquelles les activitĂ©s de traitement des donnĂ©es sont identiques), affectez-leur des sous-traitants et d’autres rĂ´les. Vous pouvez Ă©galement l’utiliser pour documenter les bases juridiques et pour tenir tout autre registre exigĂ© par le RGPD.

Note : mĂŞme lorsque vos activitĂ©s de traitement ne relèvent pas des situations dĂ©jĂ  dĂ©crites dans ce guide, votre devoir d’information envers les utilisateurs (qui rĂ©sulte des articles 13 et 14 du RGPD) vous oblige Ă  tenir un registre Ă©lĂ©mentaire qui indique les donnĂ©es que vous recueillez, la finalitĂ© de la collecte, l’ensemble des parties impliquĂ©es dans le traitement et la pĂ©riode de conservation des donnĂ©es. Cette obligation s’applique Ă  tous.

De plus, bien que le RGPD soit une raison courante de faire plus d’efforts en matière de gestion de la protection de la vie privée au niveau interne, notre outil n’est pas conçu exclusivement pour la mise en conformité avec le RGPD. Il peut également être utilisé à des fins générales de gestion de la protection de la vie privée au niveau interne, y compris par des sociétés qui n’ont pas d’utilisateurs ou de clients au sein de l’UE.

Pour obtenir une liste complète des fonctionnalités de notre Registre des activités de traitement des données, cliquez ici ou lisez le guide disponible ici.

Gestion du consentement et tenue d’un registre détaillé s’y rapportant

Pour ĂŞtre en conformitĂ© avec les lois sur la protection de la vie privĂ©e, notamment le RGPD, les sociĂ©tĂ©s doivent conserver des preuves permettant de dĂ©montrer qu’elles ont obtenu le consentement des utilisateurs. Le registre des consentements doit indiquer :

  • le moment oĂą le consentement a Ă©tĂ© donnĂ© ;
  • la personne qui a donnĂ© le consentement ;
  • les prĂ©fĂ©rences de cette personne Ă  ce moment-lĂ  ;
  • la dĂ©claration de confidentialitĂ© ou toute autre information juridique qui lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e Ă  ce moment-lĂ  ;
  • le formulaire de collecte du consentement qui lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  ce moment-lĂ .

La Consent Database simplifie ce processus en vous aidant à conserver facilement la preuve du consentement et à gérer le consentement et les préférences en matière de vie privée de chacun de vos utilisateurs. Notre solution vous permet de suivre tous les aspects du consentement (y compris la déclaration de confidentialité ou toute autre information juridique et le formulaire de consentement qui ont été présentés à l’utilisateur au moment du recueil de consentement) ainsi que les préférences connexes exprimées par l’utilisateur.

Pour l’utiliser, il vous suffit d’activer la Consent Database et d’en rĂ©cupĂ©rer la clĂ© API, puis de l’installer via les en-tĂŞtes HTTP ou le widget JS. C’est tout ! Vous pourrez alors Ă  tout moment rĂ©cupĂ©rer les donnĂ©es sur le consentement et les mettre Ă  jour.

Pour obtenir une liste complète des fonctionnalités de notre outil Consent Database, cliquez ici ou lisez le guide disponible ici.

Mettez votre site en conformité avec le RGPD en quelques minutes

Générer dès maintenant

Veuillez noter que les lois sont susceptibles d’être modifiées ou mises à jour. Il est donc important de vous assurer que vos politiques répondent aux exigences les plus récentes. C’est pourquoi nous utilisons une méthode d’intégration, et NON de copier-coller. Avec cette méthode, vous avez l’assurance que votre politique reste à jour grâce au travail effectué à distance par notre équipe juridique.

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